La mort de l’emailing ?

Ces dernières années ont vu une légère tendance à la baisse de l’intérêt pour l’emailing. Bien que la question de la mort de l’emailing ait été loin, la question commençait à se poser. Et il faut dire qu’il y avait quelques raisons à cela. Je ne parle pas des spameurs qui sont le grand fléau à combattre, mais également de pratiques, il faut le dire, peu recommandables des professionnels eux-mêmes. Envois massifs, messages inadaptés, irrespect des données personnelles… des méthodes peu appréciées des consommateurs qui l’ont parfois relégué au second plan.

Un désintérêt des internautes pour ces “marques” —et une loi (RGPD)— sont passées par là. Ces mauvaises pratiques des professionnels ont tendance à diminuer depuis 2018. Mais ce n’est pourtant pas ce qui a donné un véritable coup de fouet à l’emailing depuis.

L’email marketing, que beaucoup voyaient disparaître au profit des réseaux sociaux, est pourtant, toujours là. Et bien là.

M. Florence, Président du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD), à dit : C’est le canal préféré des internautes et le point de contact privilégié entre les marques et les consommateurs, même si l’on observe des disparités selon les classes d’âge (source : LSA)

Le Big Data + L’I.A. (Intelligence Artificielle) au service de l’emailing

Les outils mis à disposition des professionnels de l’emailing (les routeurs, les autorépondeur, les serveurs d’emails) n’ont cessé d’évoluer pour se mettre au diapason de l’évolution technologique et notamment du Big Data et faire reculer la mort de l’emailing annoncée… Prenons pour comprendre la chose, un exemple concret. Si vous utilisez SG Autorépondeur, vous avez remarqué que les formulaires proposent une inscription via à un bouton, mais également la possibilité de le faire par un simple clic sur le bouton Facebook en dessous du bouton “normal”.

Si l’internaute rempli les infos du formulaire et clic sur VALIDER, alors seules ces infos seront stockées avec le contact.

Mais si l’internaute ne fait que cliquer sur le bouton FACEBOOK, alors une grande partie des informations publiques disponibles sur le contact seront stockées. Cela permet bien entendu de recevoir plus d’informations que celles demandées.

Néanmoins, je vous invite à vous renseigner correctement sur le respect RGPD d’une telle pratique. Elle peut, en effet, poser questions sur le plan éthique. Après tout, on récupère plus d’infos à caractère personnels que ce qui est prévu (les champs du formulaire). La variété de réponses à mes recherches ne m’ont pas permis d’avoir une position tranchée sur le sujet.

Mais l’alliance du Big Data, de l’intelligence artificielle et du marketing par email ne s’arrête pas là.

On dit souvent que le secret est d’envoyer le bon message, au bon moment et à la bonne personne.

Il s’agit donc, non plus d’envoyer une campagne d’emails à une liste de diffusion, mais de segmenter de plus en plus autour de profils-types. Ces profils-types pourront même être générés directement par des algorithmes (la fameuse I.A.) qui viendrait alimenter une propre base de données.

Des solutions comme SendinBlue, par exemple, proposent de faire évoluer l’heure d’envoi d’un email en fonction de données démographiques et comportementales récoltées en amont, mais également en temps réel en fonction des actions du destinataire.

La mort de l’emailing n’est donc pas pour demain…

La technologie permet aujourd’hui d’envisager les scénarios les plus fous pour optimiser son marketing et aboutir à ce “Grâal” du bon message, au bon moment et à la bonne personne. Cela voudra vraiment dire que chaque destinataire recevra, au bon moment, le bon message.

Mais l’utilisation d’internet (et donc des messageries) se fait de plus en plus sur smartphones. Cela pose des soucis quant au développement de versions différentes entre messageries qui ne fonctionnent pas toutes de la même façon.

Et, enfin, le problème se pose d’être certain de pouvoir garantir que toutes les variantes de scénarios envisagées s’afficheront bien, de manière optimisée, à chaque destinataire, quelle que soit sa messagerie (ouf !).

Donc, vous le voyez, l’emailing (c’est-à-dire le marketing par email) évolue et se redonne une nouvelle jeunesse grâce aux réseaux sociaux, et à l’évolution technologique, et la mort de l’emailing n’est finalement par pour demain.

Et pour finir, sachant que 20% des emails n’arrivent jamais à destination (1 email sur 5), il est nécessaire de s’adapter et vraiment se tenir au courant des meilleures pratiques afin d’optimiser votre marketing.


 

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